Portrait du mois #1 : Le Comptoir des 5 Sens

Chaque mois sur le blog, nous allons mettre en avant le portrait d’un(e) Vannetais(e) qui nous inspire ! Aussi bien commerçant(e) qu’entrepreneur(e), ces personnes contribuent selon nous à améliorer la vie à Vannes. Et comme d’habitude, nous fonctionnons au coup de coeur :)


Pour ce premier portrait, découvrez qui se cache derrière le Comptoir des 5 sens, une épicerie fine en plein centre de Vannes qui vend de bons produits artisanaux !




Bonjour Pascal ! Peux-tu te présenter en quelques mots ? Quel est ton parcours ?


Bonjour Les Carnets de Vannes ! Je m’appelle Pascal Vandewalle, je suis le propriétaire du Comptoir des 5 sens à Vannes.


Mais avant d’ouvrir cette épicerie fine, j’ai eu un parcours un peu atypique. Je viens d’une famille de commerçants (poissonnerie, tabac, vêtements, jouets,...) mais je suis le seul à avoir été du côté industriel, d’abord avec un parcours de douane puis de commerce international. Je me suis ensuite orienté vers tout ce qui est développement durable et amélioration des conditions de travail.


Au bout d’un moment, je me suis demandé ce que je voulais faire des dix prochaines années de ma vie. C’est là que j’ai “switché” vers l’épicerie fine, parce que je suis un consommateur de ce type de produit mais surtout parce que je suis un vrai épicurien !

Je me suis donc formé en tant que épicier, fromager, caviste et coupeur de Pata Negra Bellota ! Et oui, on n’imagine pas forcément qu’il faut un diplôme pour cela. Je fais maintenant partie du petit millier de personnes dans le monde à avoir un diplôme de maître coupeur de la chambre de commerce espagnole de Paris ! Vous pouvez le voir accroché sur le mur de l’épicerie, au nom de maître Don Pascual haha ;)





Quand as-tu ouvert le comptoir des 5 sens ?


Après toutes ces formations, nous avons fait une étude de marché sur Vannes avec ma femme. Elle est ressortie très positive donc on s’est dit let's go ! Nous avons ouvert le Comptoir des 5 sens en juin 2017, donc c’est assez récent. On a eu de la chance car on a pu racheter une épicerie qui existait déjà avant, qui s’appelait “D’ici et de là”. On a repensé l’identité visuelle et trouvé un nouveau nom !



Comment s’est passé l’ouverture de ton commerce à Vannes ?


Si on veut ouvrir un commerce dans la vieille ville de Vannes, on ne peut pas faire n’importe quoi car c’est une ville historique et classée. Pour ouvrir l’épicerie, il a fallu négocier avec les Bâtiments de France pendant 10 mois pour faire accepter nos couleurs, la devanture, notre logo, etc. En mai 2018, on a enfin pu avoir notre identité !



Tu es originaire de Paris. Pourquoi avoir ouvert ton épicerie à Vannes ?


J’ai passé 27 ans sur Paris. Avec ma femme, on avait besoin de changer de cadre de vie pour nos prochaines années. Je connaissais déjà Vannes professionnellement et j’avais eu un vrai coup de coeur. Puis un jour, j’ai vu un reportage à la télé sur le Golfe du Morbihan et je me suis dit que le reste de notre vie se passerait là.



Quel est le concept du Comptoir des 5 sens ? Quels sont tes producteurs ?


Le concept est très simple : on travaille uniquement avec des produits bons, beaux et sains :)


Il y a une partie traiteur, une partie cave, une partie produits frais avec du fromage, de la charcuterie. On n’est pas estampillé bio, on n’est pas estampillé breton, mais on a des produits du terroir français, un peu espagnol (la pata negra) et un peu portugais. Notre crédo : mettre en avant uniquement des petits artisans. Pas de produits ajoutés ou chimiques.


Par exemple, on travaille avec des petites conserveries locales comme Secrets de Famille, une conserverie artisanale 100% bretonne. On vend les légumes en bocal sourcés en France de Monsieur Appert, ou Aix&Terra d’Aix-en-Provence, pour la partie tartinable. Vous trouverez aussi les chips artisanales de l’Aveyron ou les chips de pois chiches sans gluten Socca Chips, qui marchent très bien et sont carrément addictives !


On travaille aussi avec de vieilles industries comme La Chanteracoise, la dernière biscotterie artisanale française, ou Elixia, une limonaderie qui date des années 1850, reprise par un des descendants qui perpétue la tradition tout en la modernisant. On a les derniers vrais cornichons français de la Maison Marc.


Côté jus de fruit, on vend les jus Alain Millat, un des meilleurs, que l’on retrouve sur toutes les grandes tables.

Côté charcuterie, on est spécialisé dans le porc noir de bigorre, le fameux cochon noir élevé en pleine nature qui ne mange que des glands de châtaigniers. Ou le dernier jambon blanc artisanal Prince de Paris. Là, c’est pareil, pas de traitement chimique et en plus c’est fait par un breton à Paris ! On retrouve le goût du jambon artisanal d’antan qu’on a connu … il y a trop longtemps !




Quels sont les produits qui marchent le mieux ?


La meilleure vente ? Le saucisson de porc noir de bigorre !

Sinon, je vends bien les vins de ma cave, qui est petite mais bien sélectionnée, avec des vins sans sulfites ajoutés, uniquement des petits vignerons indépendants ou des grandes maisons de renommée qui respectent le travail de la vigne. En produits de luxe, la truffe en hiver se vend bien, et le caviar français aussi.



As-tu remarqué un changement dans les habitudes et les attentes des consommateurs ?

Oh que oui ! On voit un vrai retour au naturel, aux bons produits, les clients recherchent des produits sains et moins industriels.

Même si il y a encore le réflexe des grandes surfaces pour une question de facilité et parfois aussi de coût. Mais je suis persuadé que l’on peut se faire plaisir à moindre coût. Au Comptoir des 5 sens, il y en a pour toutes les bourses, on reste très honnête sur les prix. Par exemple, notre Pata Negra Bellota 100% ibérique est à 190€ le kilo alors que normalement on tourne plus autour des 250€ le kilo pour cette top qualité là.

Après, c’est mon métier d’épicier aussi d’expliquer d’où viennent les produits et d’éduquer les gens pour une consommation plus saine.



As-tu des projets futurs pour l’épicerie ?

Continuer à la développer et arriver à devenir l’épicerie incontournable de Vannes ! :)



Tes adresses préférées à Vannes et alentours ?


Oh j’en ai pleins !!

J’adore le Dédale bien entendu.

Côté huîtres, j’aime bien aller chez Jégat à Arradon. Il faut le faire tant qu’il y a encore un beau soleil, on mange leur production en extérieur et on est du bon côté pour le coucher de soleil sur le Golfe :) La Belle d’Ilur à côté de Port Maria est magnifique aussi.

Au niveau des bonnes tables, La Tête en l’Air, l’Annexe, Derrière, le Tandem sont très sympa !

En restaurants étoilés, il y a Le Pressoir ou La Gourmandière. Et pour les cafés, j’aime bien l’Atelier Bistrot qui vient d’ouvrir ou le Délice Café.



Plutôt crêpes ou galette ?

Plutot galette !



Plutôt beurre doux ou beurre salé ?

Beurre salé !



Un mot en breton ?

Kenavo (au revoir).




Merci à Pascal pour cette première interview sur le blog ! Ça vous plaît comme concept ?


Retrouvez Le Comptoir des 5 sens au 21 rue Noé à Vannes, ouvert tous les jours sauf le lundi.

Et sur facebook ici : https://www.facebook.com/lecomptoirdes5sens/

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